Si tu traverses l'enfer ne t'arrête pas
Winston Churchill
Le monde déteste le changement c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser
la vie offre toujours deux pentes
on grimpe ou on se laisse glisser
Deux amis de toujours
On peut aussi bâtir quelque chose de beau
avec les pierres qui entravent le chemin
Goethe
La clé du succès : croire en ses capacités
le bonheur c'est quand vos actes
sont en accord avec vos paroles
Il n'y a que deux conduites avec la vie
ou on la rêve ou on l'accomplit
René Char

Le stress ! Tout le monde en parle, tout le monde l'a vécu, le vit ou le vivra : mais comment le reconnaître ?

Imaginez :

Votre compagnon (compagne) et vous allez comme chaque matin prendre le métro. Vous discutez en attendant la rame, et tout à coup, pas loin de vous, vous voyez un homme sortir quelque chose de suspect de sa poche.

Réaction immédiate, irréfléchie : vous reculez vous mettre à l'abri derrière la première chose susceptible de vous protéger. Votre cœur bat à 100 à l'heure, vous respirez fort, vos mains sont moites. Celui (celle) qui vous accompagnait reste tétanisé(e) sur place, blanc(he) comme un linge, prêt(e) à s'évanouir. Alors votre "sang fait un tour", vous sentez votre force décupler et toujours "sans réfléchir" vous foncez sur l'homme pour le mettre à terre ! Et vous êtes un(e) héros(oïne) !

Le lendemain, avant même de descendre prendre la rame, votre cœur s'emballe, vous voudriez être ailleurs. Votre compagne(on) descend tout à fait normalement comme si rien ne s'était passé la veille.

Que s'est-il passé et pourquoi ces différences ?

Pourquoi le stress ?

Lors de la première scène, la vision (ou l'illusion) d'une arme a déclenché une peur. Votre cerveau s'est souvenu avant vous qu'il y avait danger, et avant que vous y ayez réfléchi, a mis en route toute une cascade d'événements pour vous protéger : c'est le stress.

Le terme stress a été emprunté à la physique : il signifie la force que produit une tension sur un corps. En biologie c'est une réponse non spécifique de l’organisme à tout événement perçu réel ou imaginaire et nécessitant une réaction d’adaptation ou produisant une contrainte " (R.S ? Eliot)

Le stress a été conservé par l'évolution comme moyen très efficace pour survivre. Sans lui, vous ne sauteriez pas brusquement en arrière à la vue ... d'une petite araignée mais aussi d'un lion croisant votre chemin (beaucoup plus rare ! je sais), la mouche ne fuyerait pas devant votre tapette et la souris devant la patte du chat.

Le déclenchement du stress nécessite donc l'intervention d'un organe sensoriel (vue, toucher, etc.) dont le stimulus va entrainer une réponse du cortex et du système limbique à partir de souvenirs et d'apprentissage précédents. Si on vous avait dit que le lion est un gros chat bien gentil vous n'en n'auriez pas peur.

Suit alors tout un processus passant par l'hypothalamus mettant en jeu notre système "sympathique" qui contrôle une grande partie de notre fonctionnement "inconscient, automatique" (heureusement que vous n'avez pas à penser constamment à respirer, ou à faire battre votre cœur).

Les différentes réactions face à un danger

La fuite

C'est le premier indicateur de stress. Dès que le danger est détecté, les vieilles structures qui impulsent cet état de fuite commencent à préparer l'organisme à détaler :

  • accélération préventive du cœur et de la respiration pour favoriser l'oxygénation des tissus
  • dilatation périphérique des capillaires (vasodilatation), qui permet au sang de mieux irriguer les organes périphériques comme les muscles
  • augmentation du tonus dans les jambes pour mieux courir
  • attention dispersée et regard fuyant pour cerner les dangers et les issues possibles.

Subjectivement, la fuite insuffle un vécu de peur, un sentiment d'insécurité et d'oppression, là aussi destiné à donner un envie confuse mais efficace « qu'on ferait mieux d'être ailleurs et dans les plus brefs délais ».

La lutte

Le programme de fuite a échoué lorsqu'on ne court pas assez vite, si le chemin est barré... ou lorsque l'on est en situation sociale moderne où il est interdit, voire simplement dévalorisé, de fuir. Le système primitif hypothalamique tente alors la deuxième partition préprogrammée dont il dispose pour faire face au danger : la lutte.

On va se retourner contre l'agresseur, tenter de le repousser, le dissuader. La lutte instinctive n'est pas une attitude offensive comme le sont les attitudes de prédation ou de dominance, sous-tendues par d'autres structures cérébrales. L'hypothalamus évalue la situation comme précaire, mais cela ne signifie pas que l'on en ait conscience : le sujet en état de colère se sent plutôt « gonflé » : on peut mieux se battre et garder du courage que si l'on pense que la situation est perdue.

Cette autosatisfaction réactionnelle de la lutte est sous-tendue par toute une orchestration biologique adéquate :

  • la focalisation du regard qui fixe dans les yeux pour connaître l'intention de son adversaire
  • un certain ralentissement du cœur et de la respiration par rapport à la fuite car il s'agit moins d'un effort maximum que d'une détente ciblée.
  • La tension se déplace des jambes vers le cou et les mâchoires, pour mordre, et dans les bras et les mains, pour griffer ou taper.

La sécrétion d'adrénaline complète le tableau de la colère, qui tombe aussi vite qu'elle est montée, en fonction de la perception du danger et de l'issue du combat.

L'inhibition

Par contre, si l'on perd le combat, ou si le rapport initial de force semble trop dissuasif pour fuir ou pour lutter, on bascule vers l'inhibition, synonyme d'intense vécu de découragement, d'abattement, de sentiment d'infériorité. Là encore, il est peu utile de chercher une explication psychologique, propres aux territoires supérieurs du cerveau : ce « manque de confiance en soi » de l'inhibé reptilien est génétiquement programmé.

Quand l'animal n'est pas encore repéré, l'inhibition lui permet de se rendre (presque) imperceptible :

  • respiration étouffée pour être totalement silencieux (d'où la sensation d'oppression respiratoire)
  • constriction des capillaires sanguins pour économiser la chaleur et l'énergie (d'où la sensation de froid profond), puisqu'il faut désormais « durer » pendant « l'attente en tension » jusqu'à ce que le prédateur parte.
  • Le cœur ralentit, les extrémités se refroidissent pour économiser l'énergie
  • le teint devient blême et des spasmes peuvent apparaître, car la digestion se bloque.

L'inhibition sert aussi, sur un plan social primitif, à se soumettre devant un dominant. Ce rituel d'inhibition soulage ce dernier ou simplement lui laisse la priorité pour la consommation de ce qu'il veut : aliments, relations sexuelles, pouvoir, etc. Cet état sert à abandonner une attitude dangereuse ou à bloquer notre action en situation prolongée de non-contrôle.

(D'après "L'intelligence du stress" Jacques Fradin)

Tout de même, vous êtes en train de vous dire, "je n'ai pas un homme qui sort une arme tous les jours près de moi, je ne risque pas de rencontrer un lion en allant voir mon patron !" Donc ces attitudes ne reflètent pas ce que je vis au boulot !

Visionnez ce petit film, qui, quoique montage, vous montre des comportements assez démonstratifs du stress !

Pourquoi éprouvez-vous ces mêmes sensations tous les matins en partant travailler, à chaque fois que vous croisez votre patron ou que vous devez parler en réunion ? C'est sûr, ce sont les mêmes réactions physiques que celles déclenchées lors du stress. Elles sont donc normales : vous n'avez pas à culpabiliser de les ressentir, à vous voiler la face et à le cacher à votre entourage.

Alors quel est ce danger qui induit chez vous ce stress ? Surement encore un coup de votre cerveau !

Peut être l'anxiété intervient-elle ? Nous en reparlerons la semaine prochaine.

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